• C'est le titre d'une chanson d'Antonello Venditti, chanson que j'ai eu dans la tête pendant 3 jours et 2 nuits, durée de notre séjour dans la capitale du pays de mon coeur.

     

    J'ai adoré vous emmener en visite avec moi sur Snapchat, et vous aviez été nombreuses à me poser des questions concernant le voyage, la ville, où manger, où dormir..

    Je n'avais pas prévu d'en faire un article sur le blog mais si ça peut vous aider c'est avec plaisir, et puis vous commencez à me connaitre, lorsqu'il s'agit de faire la promotion de mon Italie, je me transforme en commerciale redoutable et je dégaine tous les arguments possibles.

     

     

    Alors, pour vous expliquer un peu nous avons fait ce voyage pour y emmener notre fils ainé. Il venait de fêter ses 11 ans et de terminer sa primaire de façon exemplaire, nous avions envie de le récompenser d'être le petit mec qu'il est.

    Il est passionné d'histoire, il avait déjà été subjugué par Pompei et Ercolano, au pieds du Vésuve, et il Colosseo était depuis longtemps dans sa liste "des endroits à voir de mes yeux".

     

    Nous avons fait le choix de ne pas emmener notre fils cadet, déjà parce qu'il s'agissait là d'un moment qu'on avait envie de passer avec notre grand et aussi parce que ces 3 jours ont été assez intenses physiquement, et que connaissant mon 6 ans, ça l'aurait plus embêté qu'autre chose.

    Il a très bien compris d'ailleurs, lorsque je lui ai dit que c'était une ville où il fallait beaucoup marcher il m'a lancé un "ah bon ben j'irai quand je serai plus grand hein, je préfère aller chez mamie.." 

    Pas folle la guêpe.

     

    Nous avons voyagé avec Ryanair, les tarifs sont imbattables (150€ pour nous 3 aller/retour) et ça nous a permis d'avoir plus de budget pour notre hôtel que je voulais absolument central.

     

    Nous avons séjourné à la Residenza Canova Tadolini idéalement placée entre Piazza di Spagna e Piazza del Popolo. 

    La Fontana di Trevi était à 10mn de marche, il Colosseo à 25. PARFAIT.

    En soi l'hôtel n'ai rien d'extraordinaire, très typique, il propose tout le confort dont on a besoin pour un court séjour, c'était vraiment ce qu'on souhaitait le plus.

     

    Pour bien manger je vous conseille de vous fier à Tripadvisor

    en deux clics il est facile de savoir quels restaurants sont à tester et lesquels sont à éviter.

     

    Nous avons superbement bien mangé, notamment dans un restaurant où on est retournés deux fois tellement c'était délicieux.

    Il est en plein Piazza di Stagna, il s'appelle Cucina & Vista on pourrait croire à un attrape touriste mais au premier étage de ce bar qui fait des glaces et des petits tiramisu délicieux (mais des granita dégueulasses) vous trouverez un petit havre de paix, une équipe sympa et accueillante et des plats délicieux à des prix parfaitement corrects.

     

    N'y allez pas pour manger des pizza. Il n'y en a pas. Et pour cause, les touristes font l'erreur de vouloir manger la pizza partout en Italie, hors, elle est une spécialité napolitaine, "a pizz" est vraiment bonne seulement en Campanie, partout ailleurs elle sera aussi dégueu qu'en France, ou presque ;-)

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

     

    Chaque région de l'Italie a ses propres spécialités culinaires, c'est ça qu'il faut manger. A Rome il y'a bien sur la Carbonara (à aller manger chez Roscioli), la vraie (sans votre crème là, dont je vous avais déjà partagé la recette sur ma page et que je vous remets ici), i spaghetti cacio e pepe ou all'ammatriciana raviront vos papilles de bonheur !

     

    Roma Capoccia

     

    Pour un petit gouter, je vous conseille Grano Frutta & Farina, un petit endroit charmant et atypique rempli de bonnes choses !

    Roma Capoccia

     

     

    Pour ce qui est des endroits à voir, je dirais que tout dépend de vos envies.

    Rome est tellement riche et en 3 jours il est impossible d'en voir le dixième.

    Le tour en bus touristique vous permettra de bien survoler la ville, le prix pour 24H est de 20€ pour un adulte et vous pouvez le prendre autant de fois que vous voulez.

     

    Notre but était le Colisée, j'avais acheté les billets sur le net pour ne pas faire la queue, il faut quand même la faire pour récupérer le dit billet, je trouve ça complètement con, mais le guichet réservé aux e-billets est quand même tellement moins encombré et 10 fois plus rapide, donc au final je ne regrette pas.

     

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

    Mon fils est resté sans voix, je crois qu'il adoré son cadeau :)

    (et moi j'ai chialé parce que à son âge j'y était venue avec ma classe et mes copains d'école italiens, c'était une grande aventure que d'aller à la capitale pour la petite fille que j'étais et ça a remué tout plein de choses et bref, j'ai chialé quoi.)

     

    Nous nous sommes promenés à Villa Borghese à bord de vélos électriques, qu'on peut louer partout et qui sont parfaits quand on en a marre de marcher ! 

    Nous avons savouré chaque recoin de cette belle ville, flané les yeux en l'air, marché, marché marché encore (15km par jour environ), nous avons fait un tour au Vatican aussi, mais il faisait 1000 degrés à peu près j'ai cru crever, j'ai même pensé qu'au pire j'étais au bon endroit pour mourir et que ça devrait me donner un passe droit au Paradis !

     

    Roma Capoccia

     

    Roma Capoccia

     

     

     

    Roma Capoccia

    Roma CapocciaRoma Capoccia

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Roma Capoccia

     

     

    Roma Capoccia

     

     

    Notre gros gros gros coup de coeur a été pour La Fontana di Trevi, majestueuse.

    Nous y sommes retournés à plusieurs reprises, et sur les conseils de notre taxi, un matin très tôt, avant 7heures, pour pouvoir l'avoir presque que pour nous. C'était magique.

     

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

     

    On a jeté la pièce et fait un voeu, comme le veut la tradition (2000€ sont récoltés chaque jour, tout est reversé à une association caritative) , et puis on est restés assis là, à la regarder. Elle est d'une beauté à couper le souffle.

     

     

     

    Nous avons souffert de la chaleur, malgré toutes les fontaines (il y en a des milliers, toutes sublimes) partout dans la ville qui étaient là pour nous rafraîchir.

    Pour moi il faut visiter Rome au début du printemps ou à l'automne. Là vraiment on était à 40° ressentis, c'était 15 de trop pour vraiment apprécier. 

    (ça m'a aussi réconforté dans le fait de ne pas avoir ramené mon petit 6 ans qui râle beaucoup)

     

    Il vous faut des bonnes chaussures de marche, oubliez les talons, les ruelles de la capitale italienne sont incompatibles avec les stilettos. 

     

    Pour le reste, vous allez juste tomber amoureux, c'est beau partout, les romains sont à l'image du reste des italiens, un peu bruyants mais tellement gentils et souriants.

    Roma Capoccia

    Roma Capoccia

    Flânez sur les places en mangeant un gelato, buvez un café, debout au bar, buvez aux fontaines avec vos mains en vous en mettant partout, prenez en plein les yeux, goutez à la dolce vita, c'est le meilleur plat du monde et il ne fait même pas grossir.

     

     

    Baci.

     

     

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    Lire : vendredi,22 janvier 2016

    Lire : samedi, 23 janvier 2016

     

     

    Dimanche, 24 janvier 2016

    J’essaie d’analyser ce sentiment qui me ronge le ventre.
    Ce n’est pas l’angoisse, pour une fois, ce n’est pas de la colère, ni de l’appréhension.

    C’est quoi alors ?

    De la tristesse. Oui, c’est ça. Je suis triste.

    Malgré mes peurs je pars relativement souvent de chez moi, par obligation ou par envie, et, même quand la destination est géniale, je suis toujours quand même contente de rentrer.
    De retrouver mon cocon sécurisant, ma famille, mon lit douillet et ma combi chat pilou pilou.
    Je me suis toujours dit que j’avais de la chance, d’ailleurs, d’aimer à ce point rentrer chez moi, et de ne jamais être vraiment triste.

    Alors pourquoi je le suis, là ?
    Qu’est ce qui change ?

    Dans le tgv qui m’emmène loin des filles, j’ai une boule dans la gorge, je ne veux pas rentrer, j’ai envie de supplier je ne sais qui de me laisser encore quelques heures, une journée ou deux, je n’ai pas assez vu, pas assez profité.

    Je n’ai pas assez pris le temps d’écouter, pas assez raconté.
    Je crois ne pas avoir tout bien retenu tout ce qu’elles m’ont dit.

    Le temps a filé trop vite. Aussi vite que ce TGV qui m’éloigne.

    J’aurai du tout enregistrer tout imprimer pour ne pas en oublier le moindre détail.
    Je n’ai pas bonne mémoire et j’ai peur que les souvenirs m’échappent, qu’ils me filent entre les doigts.

    Ah bah super voilà que je chiale, le jeune homme à côté me tend un mouchoir
    « ça va aller ? »
    « oui, je crois, merci. »


    Alors que le paysage défile, je me refais le film de la matinée.

    Je me dis que même à pleine vitesse ce train est encore moins bruyant que le système respiratoire de Ginie.
    Je me dis que c’est bien que Sophie ait raté le réveil, alors même qu’elle avait commencé tôt sa nuit la veille, ça a permis d’écourter les adieux, c’est mieux comme ça.

    Samedi, après le coucher de soleil, on a pensé à un moment aller voir le lever de celui ci au petit matin, mais, quelqu’un a dit « bah non, si on a réussi à voir le coucher, on ne verra pas le lever. Le soleil se lève à l’Est. »
    Silence dans l’assemblée.
    Qu’est ce qu’elle dit la dame.
    J’essaie de réfléchir et je m’exclame, fière : « mais moi je vis à l’est et pourtant, j’ai déjà vu le coucher ET le lever depuis chez moi, doit y avoir un moyen, le soleil se couche et se lève partout. »
    Ça a semé un trouble énorme.
    On a refait les lois terrestres sur un muret.
    De la fumée est même sortie des oreilles de Cynthia. Ou alors c’était peut être sa cigarette électronique.
    On a abandonné l’idée.
    Je me demande si mon amour pour les huitres ne vient pas du fait que nous partageons, elles et moi, le même QI.


    Ce matin, quand j’ai ouvert les rideaux pour réveiller le tracteur à mes côtés, elle m’a dit, enchantée « oh, bah tu vois, on le voit le soleil qui se lève, c’est beau »
    « oui, bien sur, c’est sublime, et regarde bien, y en a 12 des soleils tout le long de la route, ça s’appèle des réverbères. Debout ma biche, c’est l’heure d’aller se goinfrer. »

    Le petit déjeuner était déjà beaucoup trop triste, j’ai bien tenté une diversion en priant, au sol, devant une paire de Jimmy Choo en vitrine dans le hall, mais le serveur a ri et a dit qu’on allait lui manquer, alors ça nous a fichu le bourdon.

    « Vous savez que Ginie a niqué les rideaux de la suite ? » je balance comme une traitre.
    « ah bon ? »
    « ah ça va hé, j’avais pas vu qu’il y avait une cordeletteu pour les ouvrireu j’ai tiré dessus et paf »
    « paf ? » dit Sophie tout à coup très réveillée (cette femme à quatre enfants, quatre, elle mériterait de dormir deux années non stop sans qu’on puisse se moquer)
    « oui, paf, elle en a niqué deux comme ça… et puis il fallait la voir râler parce que « vraiment, c’est pas pratiqueu ce systèmeu hé »
    « arrête d’imiter mon accent ! je me suis excusée la pauvre dame de chambre a du appeler des renforts pour tout remettre, je pense qu’on est catalogués « tuches » à vie dans cet hôtel
    « 

    Le ciel était superbe, ça annonçait une journée parfaite.
    On se dit qu’on a quand même hâte de retrouver nos enfants, hein.
    Ça nous donne du courage mais on ment toutes un peu.


    On a ramassé nos affaires, on a dit au revoir à la suite, j’ai dissuadé Ginie d’emporter le lit « non vraiment, ça va se voir je pense», on a rendu les clés, enfin, les cartes, y a plus de clés depuis bien longtemps, je me suis aperçue qu’il me restait tout l’argent que j’avais prévu de dépenser pendant ces deux jours.
    Je n’ai pas mis un orteil dans une boutique.
    Quand je suis bien je ne dépense pas.
    Je crois qu’on peut dire que j’ai été parfaitement bien.
    Mon mari sera fier de moi.

    Le voiturier propose d’aller chercher notre voiture, une fois sur le parking, il appelle la réception où nous nous trouvons, sa collègue nous demande quel est le modèle du véhicule
    « Un picasso avec un côté défoncé » dit Virginie, au calme,
    « Un picasso avec un côté un peu abimé » embellit la demoiselle, en nous souriant.

    Il sont bienveillants dans cet hôtel.
    Je me sens bien avec eux, j’ai envie de leur demander de m’adopter.

    Notre carrosse est avancé, le gentil voiturier ouvre le coffre, là dans un coin j’aperçois deux chaussettes. Ginie les avait mis à sécher après qu’on se soit pris la vague selfie.
    Le voiturier fait semblant de ne pas les voir, Ginie en rajoute « oh merde de loin on aurait dit une vieille culotte », pas de doute, ils se souviendront de nous.


    Nous roulons vers la gare, je dis aux filles que les montagnes sont vraiment belles, qu’elles vont me manquer.
    C’est une métaphore, j’ai toujours pas vu les montagnes, mais ces trois meufs ont égayé mon horizon pendant trois jours : belles, grandes et fortes comme les Pyrénées.

    Sophie nous rejoint quelques minutes plus tard, Cynthia vapote comme un train, elles ne me lâcheront pas d’une semelle jusque au quai.
    On promet de se refaire ça une fois par an, que c’était trop bon et qu’on en voudrait encore.
    Sophie dit qu’elle va pleurer, alors qu’elle pleure déjà.
    Cynthia lui fait un câlin, moi ça me tétanise les gens qui pleurent je suis nulle à chier en réconfortage.
    Les yeux de Ginie brillent plus que d’habitude alors elle les cache derrière son téléphone pour filmer mon départ.

    On se serre fort, je monte, les portes se ferment, et je les laisse là sur le quai, avec un bout de mon coeur, en espérant que cette année passe vite, vite, comme ce train roule, parce que je suis triste, que je pleure et que le mouchoir du jeune homme à côté n’arrivera pas à tout retenir.

     

    J’arrive à Paris qui pleure aussi.
    Changement de train mais pas d’humeur.

    Je dois positiver, si je suis si triste c’est parce que ce week end a été au delà de toutes mes espérances, parce que le lieu, les personnes et les huitres étaient parfaits.
    Les filles ont, tout au long de ces derniers jours, agi sur moi comme un mantra.

    Elles ont déverrouillé quelque chose, au delà de mon périnée je veux dire, elles m’ont dit des « tu es capable » « si, tu peux » « tu dois » « fais-le », elles m’ont remis à ma juste place, les pieds dans le sable et les yeux dans le coucher de soleil.
    Je retrouve le sourire.

    À Metz, je fais un saut à la Fnac, je n’ai rien rapporté de Biarritz à mes fils, j’ai un peu honte.

    Les livres ils sont toujours contents d’en recevoir, ils aiment lire les histoires, moi j’aime les raconter.
    Oui, j’aime vraiment les raconter.


    Alors en cette soirée d’hiver, dans ce rayon sombre au creux d’une gare de l’est de la France, je me dis que peut être je suis capable, que je peux, que je dois et que je vais le faire.

    Je vais raconter des histoires, à commencer par celle de quatre femmes, qui, au cours d’un week end à Biarritz, ont rencontré l’amitié, surmonté la peur et trouvé un peu de confiance en soi.

     

    Dimanche, 24 janvier 2016

     

     

    Remerciements :

    Merci à Thalasseo et à l'hôtel Regina d'avoir rendu cette parenthèse enchantée possible.

    Merci à Biarritz

    Merci à vous qui me lisez, je suis tellement heureuse de voir vos encouragements, chaque commentaire me fait un bien fou. Vos avis sont précieux pour moi. Je ne sais pas quel genre d'histoire je continuerai à raconter, mais je suis sure de vouloir le faire. Il y aura toujours tout un tas d'autres choses ici, comme avant, mais je m'autoriserai désormais, à laisser aller un peu plus longtemps mes doigts sur le clavier, sans retenue, sans m'enfermer dans une case.

    Merci à mes trois acolytes, enfin. Virginie, Cynthia et Sophie merci d'être aussi Bertignac. Vraiment.

     

    C'était le dernier chapitre, mais je vous donne rendez-vous vendredi, même heure, après les mots, je vous promets les images !


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