• J'ai lu / J'ai kiffé #8 : Ta façon d'être au monde.

    Je vous ai déjà parlé de Camille Anseaume ici, ou sur ma page.

    Mon amour pour sa plume n'est plus un secret pour personne.

    J'adore lire ses billets sur son excellent blog Café des filles, et j'adore lire ses livres.

    Je trouve que cette femme a le pouvoir incroyable de remuer des émotions profondes avec ses mots.

    Elle arrive à me faire crever de rire, puis, beaucoup plus dur, à me faire replonger dans des sentiments que je pensais indescriptibles.

    Il y a pour moi tout un tas de choses qu'on ne peut pas exprimer avec des mots, parce que c'est trop complexe, parce que c'est trop difficile, mais Camille m'a prouvé le contraire. Je crois qu'elle fait ça grâce à un truc spécial, ça s'appelle le talent.

     

    Je vous avais dit, ici, combien j'avais adoré son premier livre, "Un tout petit rien", depuis que je l'avais refermé, je n'avais qu'une hâte, c'était de recevoir le prochain, et celui d'après, et encore le suivant.

     

    Le prochain, "Ta façon d'être au monde", est arrivé.

     

    J'ai lu / J'ai kiffé #8 : Ta façon d'être au monde.

     

    J'en veux beaucoup à l'auteure, j'aurais aimé qu'elle me prévienne que, comme pour le premier, une fois ouvert il était "infermable" jusqu'à la fin.

    Ce lundi mes enfants ont beaucoup trop joué à la console et ils ont mangé Mac Do (ils aimeraient que Camille écrive des livres tous les jours, du coup), je la tiens donc responsable des neurones en moins et le cholestérol en plus.

    Parce que oui, je l'ai lu un lundi, et pour ça aussi je lui en veux.

    Ce n'est pas un livre à lire le lundi, si comme moi, vous déprimez ce jour là, l'histoire risque de vous donner envie de vous jeter d'un pont.

    Ceci dit ça aurait pu être pire, j'aurais pu le lire un dimanche soir.

     

    C'est un livre très noir, une histoire d'amitié profonde, de deuil, ah oui c'est pas gai pour sur, mais bon sang, chaque phrase couchée sur le papier est un petit poème, Camille me bluffe, elle va chercher au plus profond d'elle même, et au plus profond de nous aussi, pour retranscrire la vie, la vraie vie, avec ses joies immenses et ses peines terribles.

     

    J'ai fermé le livre sous le choc, j'ai du relire des passages, revenir en arrière, j'avais envie de mieux comprendre certaines subtilités, de reprendre le temps encore une fois. Le temps, le temps aussi est un sujet important, présent tout le long, le temps qui file, celui qu'on ne prend pas, celui qu'on ne voit pas passer.

    Voilà, ça m'a boulversé.

    La narration de la première partie est particulière, je l'ai adoré, d'autres la détesteront, mais on ne peut certainement pas rester indifférents face à cet ouvrage.

     

     

    Merci Camille pour ce nouveau bijou, tu es un traducteur de sentiments, d'angoisses, de vie.

     

    " C'est l'heure du départ, la fin de l'été. Il faut rentrer. Dans la chambre, je reste transie, incapable de bouger. C'est l'angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n'ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu'on y voit la mer, il est temps de m'y arracher. Le séjour est passé sans moi. J'étais là, et je ne le savais pas. J'en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits. Tu connais ce rêve étrange que je t'ai souvent décrit. Il m'a hantée chaque nuit pendant des années. Et puis un jour je ne l'ai plus fait. Ce jour-là, j'ai compris que l'été avait duré vingt-six ans. " Elles sont amies d'enfance. L'une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l'autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l'amour. Jusqu'à ce qu'un drame bouleverse le monde qu'elles se sont bâti... Un roman poignant sur l'amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l'insouciance.

    « Je n'ai pas vu que tu étais grosse.Le jour où j'ai laissé mon fils rentrer seul de l'école. »
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  • Commentaires

    1
    Sandrine
    Vendredi 29 Janvier 2016 à 13:39

    Et bien bravo, je vais filer chez Cultura après le taf pour me l'acheter !

    2
    mijue
    Vendredi 29 Janvier 2016 à 21:21

    merci, je le mets dès que je retourne au boulot sur la liste des livres à acheter!!!!

     

    3
    Groody
    Samedi 30 Janvier 2016 à 09:29
    Lu en un dimanche : pépite entre tendresse rire et larmes!!
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