• C’est toujours difficile de faire une grande annonce. 

    On aimerait trouver les mots exacts, la parfaite tournure de phrase, le moment idéal. Je suis complètement perdue depuis plusieurs jours parce qu’il n’y a rien qui me vient et que le moment idéal peine à arriver.

     

    Ce matin, à 6h02 j’ai été réveillée par mon fils, il avait un peu de fièvre.

    Comme à chaque fois que je suis confrontée à la maladie, j’ai été piétinée par mes angoisses qui ont foncé sur moi tel un troupeau d’animaux sauvages. Un jour je l’espère, un petit 38 sur un thermomètre ne fera plus l’effet d’une bombe dans mon coeur. Mais de toute évidence, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. 

     

    Il est 8h39, la température a baissé et mon petit garçon s’est rendormi. Morphée n'a pas fait d'une pierre deux coups, vous l'aurez constaté. 

    Après m’être tournée 127 fois d’un côté puis de l’autre, après avoir scrollé tous les fils d’actualité de tous mes réseaux sociaux j’ai décidé que c’était le pire moment pour me mettre à écrire cet article, alors je me suis lancée. Ça me paraît logique.

     

    Par où commencer ?

    31 mai 2017 soit il y a un an presque jour pour jour, j’ai reçu un courrier.

    C’était une lettre d’une personne très importante pour moi, et, après l’avoir lue, ce jour là, j’ai eu l’idée que j’attendais depuis longtemps : celle de mon premier roman. 

     

    Je me souviens avoir eu une montée d’adrénaline incroyable, j’ai commencé à taper très fort et très vite sur mon clavier ça a duré une journée entière, puis plus rien. 

    Impossible de continuer à écrire, impossible d’ouvrir mon Mac et de voir ce fichier sur mon bureau, si bien que j’ai du le déplacer ailleurs pour ne plus croiser son regard accusateur. 

     

    Les mois ont passé, mon idée restait la même, se précisait parfois même dans ma tête, mais mes doigts refusaient tout simplement de retranscrire tout ça. 

     

    Puis il y a eu Biarritz, en janvier 2018, comme chaque année depuis 3 ans. Il y a eu des menaces, des vraies, de celles qui font froid dans le dos,  la nuit j’entends encore la voix de Virginie  « ça suffit maintenant tu vas t’y mettre tout de suite ou je te chante du Patrick Fiori tous les jours jusqu’à ta mort ».

    Je pleure parfois dans mon lit, en fredonnant « que tu reviennes, je ne m’y attends plus, que tu reviennes, j’ai tellement attendu... ». 

     

    J’ai pris peur. Je pense que cela se comprend aisément.

    En rentrant, et sans trop réfléchir, j’ai pris des billets d’avion pour partir en Italie une semaine.

     

    Pour écrire j’avais besoin d’être chez moi, de ne penser qu’à ça. De n’être la mère et la femme de personne.

    J’avais besoin de retrouver ma maison, mes souvenirs, le goût de l’enfance. 

     

    Je suis partie en mars. 

    Il pleuvait sur le Vesuve à mon arrivée, le soleil avait décidé de ne pas me distraire. 

    Il savait sûrement que si il se pointait, beau et chaud, j’aurais tout laissé pour lui. J’aurais séché les cours comme une ado rebelle qui va rejoindre son amoureux.

     

    Alors il a plu, il a plu pendant des jours. Il pleuvait aussi fort que je tapais sur mon clavier. Sans discontinuer, il pleuvait et moi je tapais. Je ne pensais qu’à ça. 

     

    C’est sorti tellement naturellement, sans souffrance, comme le bel accouchement que je n’ai jamais vécu.

    Comme si quelqu’un me le dictait, comme si, je ne sais pas, j’étais au bon moment au bon endroit. 

    Le dernier jour il a fait très beau alors j’ai filé rejoindre le soleil, la plage et la mer. 

    C’est quelques jours après mon retour que j’ai écrit le mot FIN au bas de mon tout premier roman. 

     

    Et je vous l’écris sans vraiment y croire, alors qu’aujourd’hui c’est encore bien plus réel pourtant. 

     

    Depuis, vous vous en doutez, l’histoire que j’ai raconté à mon ordinateur a commencé à exister un peu ailleurs.

    D’abord dans le cœur de celles qui m’avaient poussé très fort depuis longtemps, des gens que j’aime et dont le jugement m’importe énormément, et puis enfin, chez ceux qui un jour, peut être, auraient pu le présenter au grand public. 

     

    J’ai eu la chance incroyable d’être lue par plusieurs maisons, de recevoir des conseils précieux d’éditrices talentueuses, et aussi, je le dis parce que ça me rend très fière et que ça fait du bien, des éloges que je n’aurais jamais oser rêver entendre. 

     

    J’ai fait le choix de confier mon texte à la personne et à la maison d’édition avec qui je me sentais le plus en phase. 

    Ça a été presque comme une évidence finalement, un coup de foudre. 

    On se voit, on s’aime, on s’installe ensemble on fait un enfant. 

    Tout ça rapidement tellement on est sûrs au fond que c’est la bonne décision. 

     

    Il est 09:11 j’ai les bras engourdis par cette positon inconfortable, il n’y avait pas cette phrase dans mon article idéal pour vous annoncer la sortie, début 2019, de mon premier roman aux Éditions du Cherche-midi.

     

    Il va falloir encore être patiente, c’est à moi que je le dis, pas à vous hein. Je me le répète en boucle pour calmer mon envie de crier au monde « HEY REGARDE J’AI ÉCRIT UN ROMAN ! MOI ! SERENA ! JE NE PENSAIS JAMAIS EN ÊTRE CAPABLE ET LÀ IL EXISTE IL EST RÉEL, PALPABLE !! TU VEUX BIEN PARTAGER MA JOIE ? »

     

    Je l’ai écrit poussée par Virginie que je mets en tête parce qu’elle a été et est toujours d’un soutien sans faille, et qui après cet exploit peut se reconvertir en coach, agent, et aussi, bien sûr, en bourreau,  mais ce serait dommage.

    Je l’ai écrit poussé par toutes mes autres amies, toujours présentes au bord du terrain comme un groupe de pom pom girls sous ecstasy. 

    Je l’ai écrit poussée par la fierté dans les yeux de mes enfants, de mon mari et de ma famille, par vos commentaires « alors Serena, c’est pour quand ce roman ? ». 

    Je l’ai écrit pour moi, aussi et j’ai découvert à quel point j’en avais envie, à quel point c’était enivrant, à quel point j’adorais ça.

     

    Dans quelques mois je vous confierai Anna, son histoire, son enfance, son parcours parsemé de cailloux et son Italie qu’elle aime tant. 

    J’espère que vous prendrez grand soin d’elle, on ne dirait pas comme ça, mais elle est un peu fragile. 

     

     

     

    Le bon moment

     

     

     

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  • Une nouvelle recette de pâtes parce que je sais que vous aimez ça presque autant que moi ! 

     

    Voici un plat rapide, simple, et surtout DELIZIOSO vous m'en direz des nouvelles ! 

     

     

    Ingrédients (pour 4 personnes) : 

     

    • 500 gr de penne (barilla, garofalo, de cecco... si vous prenez des Panzani vous foirez d'entrée)
    • 1 gros poivron rouge (ou 2 petits)
    • 1 poivron jaune
    • 10 tomates cerise
    • 20 gr de parmesan (fraichement râpé c'est toujours mieux)
    • 1 burrata
    • 1 gousse d'ail
    • un peu de piment (option)
    • huile d'olive, sel, poivre 

     

     

    Dans une poêle faites dorer l'ail dans un peu d'huile et ajoutez les poivrons coupés en petit dés.

    Laissez cuire une dizaine de minutes, puis ajoutez les tomates. Salez, poivrez, pimentez.

    Au bout de 10 mn, retirer l'ail, et passer le tout au mixeur. Vous obtiendrez une sorte de crème. 

    Remettez le tout dans la poêle, ajoutez la burrata, le parmesan, faites fondre à feu doux et mélangez le tout. 

     

    Faites cuire les pâtes (pour relire comment cuire les pâtes al dente rdv ici).

    Retirez-les une minute avant la fin de la cuisson.

    Egouttez, ajoutez les penne dans la poêle, mélangez le tout à feu doux pendant encore une minute. 

     

    Servez, kiffez ! 

    Penne alla crema di peperoni

     

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