• On recommence à lister les jolies choses de la semaine pour contrer le blues du dimanche soir ! 

    Essayez, c'est hyper efficace ! 

     

    Les jolies choses #15

     


     

    • Il y a eu tous vos commentaires, messages, mails, mp, snaps, suite à mon article d'hier. J'ai pris une vague d'amour en pleine face. J'ai tout lu, tout. Merci du fond du coeur. J'ai tellement hâte.
    • Hier soir j'ai rencontré plusieurs d'entre vous au Novotel Metz. On a passé une très belle soirée, à rire, échanger, à chaque fois que je me retrouve au milieu de vous toutes je me dis que les réseaux sociaux c'est quand même génial pour ça ! Merci à toutes celles qui ont fait le déplacement et au Novotel pour l'organisation c'était parfait ! 
    • La fête des mères et les fou rires devant les "cacadeaux" sur la page ! 
    • J'ai regardé le reportage Netflix "Fluctuat nec mergitur" sur les attentas du 13 novembre à Paris. Je mets ça dans les jolis moments parce que même si il est très difficile d'entendre ces témoignages, on prend une énorme leçon de vie par ces gens. Si simples, si humains, tellement humains. Il y a énormément d'amour dans leur message, c'est si fort que ça fout une claque et ça remplit d'espoir et de foi en l'humanité en même temps. Vraiment, si vous vous en sentez capable, regardez-le, c'est extrêmement bien tourné, pas de voyeurisme, ce n'est jamais trash, jamais gratuit. On pleure beaucoup, on sourit aussi parfois, c'est intime mais pudique, c'est tragique et rempli d'amour. 
    • Et puis il y a eu les séances de sport qui font du bien, les magnum chocolat blancs aux éclats d'amandes, les coups de fils qui reboostent, les sms qui font faire la danse de Chandler Bing, des livres reçus en cadeau, les ronrons de mon chat, les câlins de mes petits et plus grands mecs, les 27 degrés, les Spritz, la vidéo de Blanche Gardin pour le Molière de l'humour (vous l'avez vue ? comme j'aime cette femme !), les penne aux poivrons, un bain chaud, une joie robe à fleurs, le soleil après les orages et les nuages roses, ce soir, pendant que je vous écris.  

     

    Belle fin de week-end à toutes, c'était quoi vos jolies choses à vous ? 

     

     

    Les jolies choses #15

     

     

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  • C’est toujours difficile de faire une grande annonce. 

    On aimerait trouver les mots exacts, la parfaite tournure de phrase, le moment idéal. Je suis complètement perdue depuis plusieurs jours parce qu’il n’y a rien qui me vient et que le moment idéal peine à arriver.

     

    Ce matin, à 6h02 j’ai été réveillée par mon fils, il avait un peu de fièvre.

    Comme à chaque fois que je suis confrontée à la maladie, j’ai été piétinée par mes angoisses qui ont foncé sur moi tel un troupeau d’animaux sauvages. Un jour je l’espère, un petit 38 sur un thermomètre ne fera plus l’effet d’une bombe dans mon coeur. Mais de toute évidence, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. 

     

    Il est 8h39, la température a baissé et mon petit garçon s’est rendormi. Morphée n'a pas fait d'une pierre deux coups, vous l'aurez constaté. 

    Après m’être tournée 127 fois d’un côté puis de l’autre, après avoir scrollé tous les fils d’actualité de tous mes réseaux sociaux j’ai décidé que c’était le pire moment pour me mettre à écrire cet article, alors je me suis lancée. Ça me paraît logique.

     

    Par où commencer ?

    31 mai 2017 soit il y a un an presque jour pour jour, j’ai reçu un courrier.

    C’était une lettre d’une personne très importante pour moi, et, après l’avoir lue, ce jour là, j’ai eu l’idée que j’attendais depuis longtemps : celle de mon premier roman. 

     

    Je me souviens avoir eu une montée d’adrénaline incroyable, j’ai commencé à taper très fort et très vite sur mon clavier ça a duré une journée entière, puis plus rien. 

    Impossible de continuer à écrire, impossible d’ouvrir mon Mac et de voir ce fichier sur mon bureau, si bien que j’ai du le déplacer ailleurs pour ne plus croiser son regard accusateur. 

     

    Les mois ont passé, mon idée restait la même, se précisait parfois même dans ma tête, mais mes doigts refusaient tout simplement de retranscrire tout ça. 

     

    Puis il y a eu Biarritz, en janvier 2018, comme chaque année depuis 3 ans. Il y a eu des menaces, des vraies, de celles qui font froid dans le dos,  la nuit j’entends encore la voix de Virginie  « ça suffit maintenant tu vas t’y mettre tout de suite ou je te chante du Patrick Fiori tous les jours jusqu’à ta mort ».

    Je pleure parfois dans mon lit, en fredonnant « que tu reviennes, je ne m’y attends plus, que tu reviennes, j’ai tellement attendu... ». 

     

    J’ai pris peur. Je pense que cela se comprend aisément.

    En rentrant, et sans trop réfléchir, j’ai pris des billets d’avion pour partir en Italie une semaine.

     

    Pour écrire j’avais besoin d’être chez moi, de ne penser qu’à ça. De n’être la mère et la femme de personne.

    J’avais besoin de retrouver ma maison, mes souvenirs, le goût de l’enfance. 

     

    Je suis partie en mars. 

    Il pleuvait sur le Vesuve à mon arrivée, le soleil avait décidé de ne pas me distraire. 

    Il savait sûrement que si il se pointait, beau et chaud, j’aurais tout laissé pour lui. J’aurais séché les cours comme une ado rebelle qui va rejoindre son amoureux.

     

    Alors il a plu, il a plu pendant des jours. Il pleuvait aussi fort que je tapais sur mon clavier. Sans discontinuer, il pleuvait et moi je tapais. Je ne pensais qu’à ça. 

     

    C’est sorti tellement naturellement, sans souffrance, comme le bel accouchement que je n’ai jamais vécu.

    Comme si quelqu’un me le dictait, comme si, je ne sais pas, j’étais au bon moment au bon endroit. 

    Le dernier jour il a fait très beau alors j’ai filé rejoindre le soleil, la plage et la mer. 

    C’est quelques jours après mon retour que j’ai écrit le mot FIN au bas de mon tout premier roman. 

     

    Et je vous l’écris sans vraiment y croire, alors qu’aujourd’hui c’est encore bien plus réel pourtant. 

     

    Depuis, vous vous en doutez, l’histoire que j’ai raconté à mon ordinateur a commencé à exister un peu ailleurs.

    D’abord dans le cœur de celles qui m’avaient poussé très fort depuis longtemps, des gens que j’aime et dont le jugement m’importe énormément, et puis enfin, chez ceux qui un jour, peut être, auraient pu le présenter au grand public. 

     

    J’ai eu la chance incroyable d’être lue par plusieurs maisons, de recevoir des conseils précieux d’éditrices talentueuses, et aussi, je le dis parce que ça me rend très fière et que ça fait du bien, des éloges que je n’aurais jamais oser rêver entendre. 

     

    J’ai fait le choix de confier mon texte à la personne et à la maison d’édition avec qui je me sentais le plus en phase. 

    Ça a été presque comme une évidence finalement, un coup de foudre. 

    On se voit, on s’aime, on s’installe ensemble on fait un enfant. 

    Tout ça rapidement tellement on est sûrs au fond que c’est la bonne décision. 

     

    Il est 09:11 j’ai les bras engourdis par cette positon inconfortable, il n’y avait pas cette phrase dans mon article idéal pour vous annoncer la sortie, début 2019, de mon premier roman aux Éditions du Cherche-midi.

     

    Il va falloir encore être patiente, c’est à moi que je le dis, pas à vous hein. Je me le répète en boucle pour calmer mon envie de crier au monde « HEY REGARDE J’AI ÉCRIT UN ROMAN ! MOI ! SERENA ! JE NE PENSAIS JAMAIS EN ÊTRE CAPABLE ET LÀ IL EXISTE IL EST RÉEL, PALPABLE !! TU VEUX BIEN PARTAGER MA JOIE ? »

     

    Je l’ai écrit poussée par Virginie que je mets en tête parce qu’elle a été et est toujours d’un soutien sans faille, et qui après cet exploit peut se reconvertir en coach, agent, et aussi, bien sûr, en bourreau,  mais ce serait dommage.

    Je l’ai écrit poussé par toutes mes autres amies, toujours présentes au bord du terrain comme un groupe de pom pom girls sous ecstasy. 

    Je l’ai écrit poussée par la fierté dans les yeux de mes enfants, de mon mari et de ma famille, par vos commentaires « alors Serena, c’est pour quand ce roman ? ». 

    Je l’ai écrit pour moi, aussi et j’ai découvert à quel point j’en avais envie, à quel point c’était enivrant, à quel point j’adorais ça.

     

    Dans quelques mois je vous confierai Anna, son histoire, son enfance, son parcours parsemé de cailloux et son Italie qu’elle aime tant. 

    J’espère que vous prendrez grand soin d’elle, on ne dirait pas comme ça, mais elle est un peu fragile. 

     

     

     

    Le bon moment

     

     

     

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