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  • J'avais promis à Virginie que cette année je participerai au concours e-crire Au féminin, qui est un concours de nouvelles.

    Je lui ai promis ça cet été et puis j'avais totalement oublié, jusqu'à aujourd'hui ! Je me suis rendue compte que la date de clôture était demain soir, j'ai donc choisi un thème "Ô vous frères humains" parmi ceux proposés, et j'ai écrit un texte d'une traite.

    Lorsque j'ai voulu le poster je me suis rendue compte que, ayant déjà été éditée pour mes livres, je ne pouvais pas participer au concours (ce que je peux totalement comprendre !).

     

    Mais du coup, ce texte là, j'avais envie de le partager. Parce que même si ici il n'y a rien à gagner, au moins le message sera passé ! 

     

     

    « Oh là là, il va falloir tout frotter maintenant ! ».
    Il a plongé dans un bain bien chaud, il a mis de la mousse, beaucoup de mousse, parce que c’était très très sale et qu’il fallait bien ça pour tout enlever.
    Avec un gant il a frotté, frotté de toutes ses forces.
    D’abord ses petits bras.
    Ils sont tout frêles les siens, ça ne l’empêche pas de me serrer très fort, le matin, avant de partir, ou le soir, après avoir couru vers moi comme si il ne m’avait pas vue depuis des jours.
    Puis il a frotté ses jambes, froncé ses sourcils en bougonnant : « rah là là ! Là aussi c’est tout sale, c’est pas possib’ ! ».
    Elles sont longues ses jambes, comme celles de son père.
    C’est toujours très difficile de lui trouver des pantalons d’ailleurs, parce que, soit ça tient bien à la taille mais c’est trop court, soit c’est la bonne longueur mais ça tombe quand il court ! Et il faut dire qu’il court souvent.
    Ensuite il a frotté ses joues.
    Ce sont encore un peu des joues de bébé. Rebondies juste ce qu’il faut pour faire des bisous moelleux.
    Elles sont souvent pleines de chocolat et le trahissent à chaque fois qu'il jure que « nan j’ai rien mangé moi ! ».
    Puis il s’est attaqué à ses pieds.
    Ses pieds que j’aime encore embrasser le soir, comme lorsqu’il était un tout petit poupon. Je trouve que « ça pue bon », les pieds d’enfant.
    Il frotte consciencieusement. Ses oreilles, ses mains.
    Dites donc, tout y passe ce soir, c’est rare autant de coeur à l’ouvrage !
    Faudrait que ce soit plus souvent comme ça, c’est appréciable !
    « Tu as passé une bonne journée à l’école ? Tu es très sérieux ce soir ! »
    « Oui mais Gabin il a gagné quand on a fait la course alors moi j’étais triste alors après j’ai dit qu’on faisait la revanche et c’est moi que j’ai gagné cette fois alors ça fait un partout hein maman ? »
    « Oui, ça fait un partout. Mais dis moi pourquoi tu frottes si fort mon petit coeur ? Regarde, tu vas finir par te blesser, fais doucement. »
    « Parce que je suis sale ! »
    « Un peu cracra, comme d’habitude, mais tu n’as pas besoin d’appuyer comme ça, vous avez fait des roulades dans l’herbe aujourd’hui ? C’est pour ça que tu te sens sale ? »
    « Non maman ! Tu comprends pas ! Je suis sale parce que je suis noir ! C’est Elise qui me l’a dit. Regarde, c’est vrai que je suis tout sale, mais regarde je te dis ! J’avais jamais vu ! Toi tu es propre comme Elise. Et moi je suis pas propre. Papa non plus il n’est pas propre d’ailleurs, faut lui dire quand même de se laver dis donc ! »
    … « Maman, tu pleures maman ? T’as mal à la tête ? »


    Ô vous frères humains. Vous parents qui élevez les adultes de demain, dites leur combien toutes les couleurs sont belles, combien les différences sont importantes et pourquoi elles sont une richesse.
    S’il vous plait, dites-le leur.
    Car ce soir mon coeur de mère est tombé en miettes dans le bain de mon fils et que oui, j’ai mal à la tête, au ventre et à l’âme, de devoir lui expliquer que c’est le monde qui est sale, pas lui.

     

    Le bain

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  • Je n'aime pas la piscine.

     

    Enfin, j'aimais bien ça avant. Mais depuis que j'ai des enfants cet endroit est devenu un enfer pour moi.

    Si vous me suivez depuis longtemps, vous n'êtes pas sans savoir que je suis quelqu'un de "quelque peu" angoissé.

    Oh, trois fois rien vraiment.

    *tic à l'oeil gauche*

     

    Donc je vais tenter de vous décrire ce que mon cerveau tordu me fait vivre à chaque fois que je fous un orteil dans cette immondice de pédiluve.

     

    Il y a déjà l'angoisse du microbe et des bactéries. Nan mais les gars, autant de gens dans un seul bassin, c'est pas possible. On a beau y mettre du chlore, on me la fait pas. Je serais plutôt d'avis de passer tout le monde au Karcher d'eau de javel avant. 

    Imaginez toute cette sueur, ces pieds qui puent, ces pipis, cette crasse, dans un seul et même bain ! Et vas y que je plonge dedans allègrement, et vas y que je te bois la tasse ! Putain rien que d'y penser j'ai envie de me gratter la peau au balai brosse ! 

    Et tous ces enfants avec leur maladies potentielles qui risquent de les refiler aux miens ! AU BUCHER !

     

    Lorsque j'arrive à faire abstraction de ça (jamais) arrive l'angoisse du sol glissant.

    AAAAAAH CE PUTAIN DE SOL GLISSANT.

    MAIS POURQUOI POURQUOI POURQUOI on  pas encore inventé des sols antidérapants pour ce genre d'endroit ? Expliquez moi ! Je vous le dis moi pourquoi : le lobby des chirurgiens ma bonne dame ! Ils adorent réparer nos tibias cassés, nos chevilles pétés et nos bras en miettes ! La voilà la vérité !

    Alors je passe mon temps à hurler : NE COUREZ PAS ! NE COUREZ PAAAAAAAAAS ! 

    À mes enfants et aussi à ceux des autres bien sur, on dirait une cinglée une fois j'ai même failli me faire virer ! 

    MAIS ON NE DOIT PAS COURIR SUR UN SOL GLISSANT ! C'est la base quand même !

    D'ailleurs si c'était pour moi j'interdirais la course sur tout type de sol, c'est simple !

    À ce sujet j'ai bien reçu toutes vos vidéos sur ces autocollants de pieds, ma foi hyper chelous mais plutot ingénieux, j'ai voulu en commander, mes fils ont promis de fuguer et de demander l'asile politique chez leur grand mère si je leur imposais ça.

    Saleté de gamins.

    Il y a également les rebords de la piscine. Là aussi, expliquez moi pourquoi on les laisse tel quel, en marbre, en pierre, l'idéal pour se briser la nuque, le crâne ! Mais mettons des bouées, mettons des protections que sais-je ! Pourquoi vouloir à tout prix briser des nuques ! JE NE SUIS PAS POUR DU TOUT MOI !

     

    Et les toboggans ? on en parle des toboggans ? 

    Les enfants ne respectent pas les règles ! ils les descendent à l'envers, à plusieurs ! Et pour y accéder il faut monter tout un tas d'escaliers qui peuvent potentiellement briser des jambes et des nuques eux aussi ! Et pendant ce temps moi j'hyperventile bordel de merde ! Vous savez combien de temps dure cette épreuve à chaque fois ? Et combien de fois mes enfants réitérent l'exploit sans jamais s'arrêter ? J'ai le temps de crever 100 fois.  100 fois je vous dis !

     

    Passons ensuite à la peur de la noyade, noyade mouillée, humide, sèche, pas de jaloux, je flippe DE TOUTES LES SORTES DE NOYADE POSSIBLES.

     

    Mes enfants savent nager mais je continue à imposer les brassards au petit (le grand m'ayant menacé de procès), si je pouvais je lui en mettrais un à chaque jambe aussi et puis une petite frite autour du cou. Là d'accord, là je me détends ! 

    Un seul maitre nageur par bassin ? UN SEUL ? 

    Mais il en faudrait un par gamin ! J'arrive déjà pas à surveiller les deux miens, dès que je suis trop sur l'un l'autre disparait, c'est des David Copperfield ces mômes ! 

    Et après on me dit que je suis trop excessive parce que dès ils gardent la tête sous l'eau plus de 3 secondes je plonge façon Pamela Anderson, les eins en moins, l'angoisse en plus, je les sors en criant d'appeler les pompiers, le Samu et mon médecin traitant (je l'aime trop, j'aimerais qu'elle soit toujours près de moi) et en entamant un massage cardiaque. Quand je réalise qu'ils ne se noient pas je leur hurle que je vais les tuer.

    C'est bien normal moi je trouve.

     

    Bref, à chaque fois qu'on ressort de cet endroit du démon en vie, avec nos os et notre boite crânienne intacts, et sans avoir chopé la galle, la salmonelle ou le cancer du dessous de pied je vais allumer un cierge.

    Je perds 10 ans d'espérance de vie toutes les 10 minutes de piscine.

    Et ça fait qu'une semaine qu'ils sont en vacances.

    Que quelqu'un vienne m'achever. Par pitié.

     

     

     

    Le cas de la piscine

     

     

     

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